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SMS AU VOLANT...

mercredi 27 février 2013, par Rozenn Bernier

Voici différents extraits d’articles lus sur internet à ce sujet. Ces extraits et les vidéos à visionner (si l’on veut) se passent de tout commentaire... ça commence avec une expérience belge :

Et, ça se poursuit avec une expérience où vous êtes le "héros"... "Vêtu d’un sweat-shirt gris que l’on devine à capuche, le smartphone en permanence logé au creux de la main, tu prends un café à la machine, tu heurtes un collègue dans un couloir, tu refuses de répondre à un appel de ta maman, tu fais la bise à une copine puis tu montes dans ta voiture (tu sais, celle que t’ont offert tes parents).

C’est là que tout s’accélère. La vidéo, que l’on peut visionner dans sa version personnalisée ici, te propose de te connecter à Facebook. C’est désormais ta propre identité, dotée des informations que tu as laissées sur le réseau social, qui joue. Tu traverses un lotissement périurbain, ton portable toujours dans la main droite. Un coup de fil d’un copain, un SMS de trop, une embardée, un poids-lourd. Le choc. Le pare-brise qui explose. Et ta vie qui s’efface littéralement. Tes données personnelles écrasées. Ta carte de visite gommée, ta date d’anniversaire qui disparaît, tes photos et celles de tes proches qui sont remplacées par un écran blanc. Plus de batterie. La mort. SMS et mails au volant. Cette campagne interactive, lancée par La Prévention routière et Assureurs prévention, doit "sensibiliser les jeunes conducteurs", affirment les acteurs de la sécurité routière. Les jeunes hommes, en particulier, pourrait-on ajouter, puisqu’ils sont davantage à l’origine des accidents que les jeunes femmes. En 2011, selon le baromètre publié par ces associations, 58% des automobilistes admettaient avoir utilisé leur portable au volant. En 2004, ils n’étaient que 23%. Dans la tranche d’âge 18-24 ans, la proportion est encore plus forte. En 2011, 76% des jeunes (contre 44% en 2004) indiquaient se servir de l’objet en conduisant, et pas seulement pour téléphoner. Car de nos jours, comme chacun sait, un téléphone ne sert plus tellement à passer ou recevoir des appels. On répond à des messages, on envoie des mails, on consulte Twitter ou une application quelconque, par exemple l’une de celles qui fleurissent pour aider les automobilistes à trouver une place de stationnement...Or, affirment les associations, "un accident sur dix est provoqué par l’usage du téléphone au volant". Le psychanalyste Michaël Stora, qui s’est forgé une réputation d’expert en "mondes numériques", a été convié par les associations de sécurité routière à appuyer la campagne. Pour lui, "le fait de vouloir toujours être connecté vient avant tout révéler une fragilité, une incapacité à être seul". On emporte donc son portable, "doudou sans fil", partout, y compris dans l’habitacle. Ce besoin d’hyperconnexion n’a d’ailleurs pas échappé aux constructeurs automobiles, note M. Stora. "Les tableaux de bord des nouveaux modèles sont tactiles, à la manière d’un smartphone ou d’un jeu vidéo", constate-t-il.

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