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LA PLANETE SOUS TOUTES LES "COUTURES"

lundi 21 novembre 2011, par Rozenn Bernier

Comparons la Terre à une orange. Si l’on essaye de poser à plat sa peau, on aura beaucoup de mal à retrouver une image identique à la réalité. C’est impossible de développer une sphère sur une feuille : la mise à plat n’aura aucun lien avec la forme initiale de la peau de notre orange. Les projections tentent cependant de réduire au maximum ces déformations mais il n’en existe pas de parfaite. Aucune ne parvient à conserver les caractéristiques de la surface terrestre à savoir : les tailles, les angles et les distances. La preuve par l’image avec les quelques planisphères* ci-dessous :

  • a) Planisphère selon la projection de Mercator
  • b) Planisphère selon la projection de Fuller (animation)
    GIF - 2.6 Mo
  • c) Planisphère selon la projection d’Eckert
  • d) Planisphère selon la projection de Peters
    JPEG - 50.9 ko

  • e) Planisphère selon la projection de Robinson
  • f) Planisphère selon la projection de Mollweide
    JPEG - 55.5 ko

* un planisphère représente la Terre sur une carte unique.

Pour réaliser ces cartes, il faut faire correspondre chaque point de la surface terrestre au plan de la carte, cela s’appelle une projection cartographique. Il existe différents systèmes de projections qui engendrent les planisphères que l’on peut voir sur cette page. Il y a plus ou moins de déformations par rapport à la réalité.

Il existe trois grandes familles de projection : les projections conformes( elles conservent les angles et les directions) ; les projections équivalentes (elles respectent la surface réelle des pays) ; les projections aphylactiques (elles sont un compromis entre les deux précédents systèmes et ne respectent ni les angles ni les surfaces mais atténuent au maximum l’ensemble des déformations).

Exemple à partir du planisphère a (grâce à l’indicateur de Tissot) :

Plus l’on s’éloigne de l’Équateur, plus les points se déforment. On peut donc dire que la carte "ment" dès que l’on dépasse les tropiques. Si l’on observe le Groënland, par exemple, on constate qu’il est de plus grande taille que le sud de l’Amérique. Or, la taille du Groenland est plus petite que celle de l’Arabie saoudite.

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